La Provence qui résiste : portraits de vignerons qui font autrement

Rencontre avec des vignerons provençaux qui choisissent le bio et le respect du terroir.

La Provence qui résiste : portraits de vignerons qui font autrement

Le mot "bio" est devenu un argument marketing avant d'être une pratique. Dans le Vaucluse, certains vignerons ont adopté l'agriculture biologique ou biodynamique non pas pour l'étiquette, mais parce que le sol dans lequel ils ont grandi ne ressemble plus à celui qu'ils ont connu enfant. Ce n'est pas idéologique. C'est une observation.

Trois approches, un même refus

Il y a ceux qui travaillent en biodynamie stricte et rythment l'année selon les cycles lunaires. Il y a ceux qui ont simplement arrêté les herbicides parce que le sol était devenu trop compact pour que la vigne s'y enracine correctement. Et il y a ceux qui font du vin nature — sans soufre ajouté — parce que c'est la seule façon pour eux de goûter le raisin qu'ils ont cultivé. Ce qu'ils partagent, c'est le refus de couvrir par la technique ce que la vigne exprime.

Ce que les vins racontent

Les vins de ces domaines ne ressemblent pas toujours aux standards de leurs appellations. Ils peuvent être plus légers, plus volatils, plus rustiques. Ils peuvent aussi être d'une précision aromatique qu'on ne trouve pas dans les cuvées conventionnelles. C'est le propre du terroir non corrigé : il s'exprime, avec ses forces et ses irrégularités.

Où les rencontrer autour de Bédarrides

Le Triangle d'Or — Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras — est traversé de petites routes de vignes. Château La Gardine à Châteauneuf-du-Pape, à 8 minutes de Villa Plaisance, est une adresse familiale historique qui travaille en agriculture raisonnée. Pour les domaines en bio strict, le marché d'Avignon (halles de la Place Pie) permet souvent une première approche directe avec les producteurs.